L’endurance n’est pas uniquement une question d’énergie.
C’est aussi une bataille contre la dégradation musculaire.
Chaque séance longue déclenche un stress mécanique et métabolique entraînant une augmentation du turnover protéique.
1. Le catabolisme en endurance : réalité biologique
Pendant un effort prolongé :
les fibres musculaires subissent des microlésions,
certains acides aminés sont oxydés comme substrats énergétiques,
l’inflammation post-effort augmente les besoins réparateurs.
Si les apports protéiques sont insuffisants, le corps puise dans sa propre masse musculaire.
Conséquence :
perte progressive de puissance relative,
ralentissement de la récupération,
stagnation des performances.
2. Combien de protéines pour un sportif d’endurance ?
Consensus actuel :
1,4 à 2,0 g/kg/jour.
Les besoins augmentent :
lors de gros blocs d’entraînement,
en déficit calorique,
lors de doubles séances quotidiennes.
Ce chiffre dépasse largement les recommandations populationnelles classiques.
3. Distribution optimale : le concept des “pulses anaboliques”
La synthèse protéique musculaire n’est pas linéaire.
Elle répond à des pics stimulés par :
apport protéique suffisant,
présence de leucine.
Stratégie efficace :
20 à 40 g par prise
toutes les 3–4 heures.
Cette approche maintient un environnement anabolique stable.
4. La leucine et la voie mTOR
La leucine agit comme un interrupteur moléculaire activant la synthèse musculaire.
Un repas pauvre en leucine peut être calorique mais peu efficace pour la récupération musculaire.
Sources les plus efficaces :
whey,
œufs,
produits laitiers,
viandes maigres.
5. Protéines et prévention de la fatigue centrale
Point rarement abordé : certains acides aminés influencent la production de neurotransmetteurs.
Un statut protéique optimal contribue indirectement à :
meilleure concentration,
réduction de la sensation de fatigue.
6. Application pratique pour endurance
Objectif réel :
préserver la masse maigre,
maintenir la puissance relative,
accélérer les adaptations.
Un athlète plus léger mais musculairement préservé est mécaniquement plus performant.
Un suivi Hybrid ajuste précisément tes apports protéiques pour préserver ta puissance, accélérer ta récupération et progresser sans casser la machine.
Sources scientifiques (études)
Jäger R et al. ISSN Position Stand: Protein and Exercise. JISSN. 2017.
Phillips SM & Van Loon LJC. Dietary protein for athletes. J Sports Sci. 2011.
Moore DR et al. Protein dose response muscle synthesis. Am J Clin Nutr. 2009.
Witard OC et al. Myofibrillar protein synthesis during recovery. AJCN. 2014.